Retour au blog6 min de lecture

Comment parler à un collaborateur qui semble aller mal ?

Un collaborateur habituellement ponctuel arrive en retard depuis plusieurs semaines. Un autre, d'ordinaire impliqué, ne participe plus aux réunions. Vous sentez que quelque chose ne va pas, mais une question vous retient : comment en parler sans être maladroit ou intrusif ?

Cette hésitation est normale. Elle conduit pourtant souvent à repousser la discussion, jusqu'à ce que la situation se dégrade. Engager la conversation tôt, avec tact, est l'un des gestes les plus utiles qu'un manager puisse faire.

Dans les entreprises à Madagascar, où l'on hésite souvent à exprimer une difficulté à son supérieur, c'est fréquemment au manager de faire le premier pas.

Préparer le moment

Choisissez un cadre discret, à l'abri des regards et des oreilles, et un moment où ni vous ni votre collaborateur n'êtes pressés. Évitez d'aborder le sujet entre deux portes, en public ou juste après une tension.

Avant l'échange, notez pour vous-même les faits précis que vous avez observés. Ce sont eux, et non vos impressions, qui serviront de point de départ.

Une méthode en cinq temps

  • Partir des faits : décrivez ce que vous avez remarqué, sans jugement ni interprétation. Par exemple : « J'ai remarqué que tu étais moins présent en réunion ces dernières semaines. »
  • Exprimer votre intention : précisez que vous posez la question parce que vous vous en souciez, et non pour évaluer ou reprocher.
  • Poser une question ouverte : « Comment ça se passe pour toi en ce moment ? » laisse à la personne la liberté de répondre comme elle le souhaite.
  • Écouter sans chercher à résoudre : laissez des silences, reformulez ce que vous entendez, et acceptez que la personne ne dise pas tout.
  • Orienter et proposer un suivi : indiquez les ressources disponibles, comme les RH, le médecin du travail, un dispositif d'écoute ou un professionnel de santé, et proposez de refaire un point plus tard.

Les phrases qui aident, celles qui ferment

Certaines formulations ouvrent le dialogue : « Je suis disponible si tu veux en parler », « Qu'est-ce qui pourrait t'aider en ce moment ? », « Tu n'es pas obligé de tout me dire ».

D'autres, même bien intentionnées, le ferment : « Tout le monde est stressé en ce moment », « Tu devrais prendre du recul », « Tu fais un burn-out ? ». Elles minimisent, donnent des leçons ou posent un diagnostic, ce qui n'est pas le rôle du manager.

Respecter les limites de chacun

Le collaborateur peut ne pas vouloir parler, et c'est son droit. L'essentiel est qu'il sache que la porte reste ouverte. Le manager, de son côté, n'a pas à tout porter : si la situation semble sérieuse, il doit s'appuyer sur les relais prévus dans l'organisation, dans le respect de la confidentialité.

Vos managers se sentent-ils prêts à engager ce type de conversation, et savent-ils vers qui orienter un collaborateur en difficulté ?

Préparer les managers aux conversations délicates

Irobii accompagne les entreprises à Madagascar dans la formation de leurs managers : savoir repérer les signaux, engager la conversation avec justesse et orienter vers les bons relais. Les évaluations anonymisées de la plateforme aident aussi à savoir où porter l'attention.

Formez vos managers aux conversations délicates.

Disponible maintenant

Prêt à améliorer le bien-être de vos équipes ?

IROBII aide les entreprises à mesurer le bien-être de leurs collaborateurs et à prévenir les risques psychosociaux.

Présentation gratuite et sans engagement
Réponse sous 24h garantie
Accompagnement personnalisé
100% sécurisé
Conforme loi 2014-038
Hébergement régional